À propos
poliqo.ch est un test de positionnement politique gratuit, pensé pour le contexte suisse. Il situe vos opinions sur plusieurs axes plutôt que sur un simple clivage gauche-droite.
Objet du site
Le test mesure votre position sur un axe économique (gauche ↔ droite), un axe sociétal (progressiste ↔ conservateur) et un axe écologique. Les affirmations sont ancrées sur de vrais clivages suisses — AVS et âge de la retraite, primes maladie, asile, rapport à l'UE, neutralité, climat — pour rendre le positionnement concret et pertinent.
Un projet éducatif et indépendant
poliqo.ch est un projet éducatif, gratuit et sans but lucratif. Il n'est affilié à aucun parti, mouvement ou campagne, ne reçoit aucun financement politique et ne cherche à influencer aucun vote. Son seul objectif est d'aider à mieux comprendre les axes du débat politique.
Portée et limites scientifiques
Ce test est un outil de vulgarisation, pas un instrument scientifique validé. Les résultats sont indicatifs : ils reposent sur un modèle simplifié et sur vos réponses du moment. Ils ne constituent ni un diagnostic, ni une vérité sur vos convictions, ni un conseil de vote.
Méthode, en bref
Vous répondez à une série d'affirmations sur une échelle d'accord. Chaque affirmation compte pour un seul axe, et autant d'affirmations sont formulées dans un sens que dans l'autre afin de limiter le biais d'acquiescement. Le score d'un axe est la moyenne de vos réponses sur cet axe, ramenée sur une échelle de −10 à +10.
Les axes ne sont pas totalement indépendants
Les axes mesurent des choses distinctes, mais ils sont corrélés dans les faits : chez les participant·e·s de poliqo.ch, la position économique et la position sociétale varient ensemble (corrélation d'environ 0,58). C'est un trait du système politique suisse, où les partis alignent souvent orientation économique et orientation culturelle. Deux axes distincts ne signifient donc pas deux axes sans lien.
Étalonnage et versions du questionnaire
Le questionnaire est réexaminé à partir des réponses déjà reçues : les affirmations qui ne distinguent plus rien, qui mêlent deux questions en une ou qui portent sur un sujet déjà tranché en votation sont remplacées. Chaque résultat garde la version du questionnaire avec laquelle il a été obtenu, et son score n'est jamais recalculé après coup.
Sources et inspirations
Poliqo n'invente pas ses axes : il reprend la façon dont la science politique et les outils d'aide au vote décrivent l'espace politique suisse. Voici les travaux sur lesquels le questionnaire s'appuie, et ce que chacun a servi à trancher.
Pour définir les axes
- Michael Hermann & Heiri Leuthold, Atlas der politischen Landschaften. Ein weltanschauliches Porträt der Schweiz, vdf Hochschulverlag, Zurich, 2003 L'ouvrage de référence sur la géographie politique suisse. En analysant vingt ans de votations, il dégage trois dimensions et non deux — gauche/droite, libéral/conservateur et écologique/technocratique. C'est la justification du troisième axe de Poliqo.
- smartvote / Politools — smartmap et smartspider Outil d'aide au vote de référence en Suisse. Sa smartmap croise un axe gauche-droite et un axe conservateur-libéral, ce dernier étant dominé par les questions de migration et d'Europe — c'est le modèle retenu ici pour l'axe sociétal. Son smartspider à huit dimensions a servi à répartir les thèmes entre les axes.
- Sotomo — Politisches Profil der Schweizer Parteien (analyses pour la SRF et la NZZ) Analyses de l'institut de recherche de Michael Hermann pour la SRF et la NZZ. C'est de là que vient le vocabulaire des pôles employé sur ce site : « gauche = État social / droite = État d'ordre », et « progressiste-libéral (ouverture, changement) ↔ conservateur (permanence, préservation) ».
- Hanspeter Kriesi, Edgar Grande, Romain Lachat, Martin Dolezal, Simon Bornschier & Timotheos Frey, « Globalization and the transformation of the national political space: Six European countries compared », European Journal of Political Research, 45(6), 2006, p. 921–956 Article fondateur sur le clivage « intégration ↔ démarcation » né de la mondialisation, particulièrement net en Suisse. Explique pourquoi migration, UE et souveraineté forment un seul et même bloc d'opinion plutôt que trois questions séparées.
Pour formuler et contrôler les affirmations
- Kostas Gemenis, « Estimating parties’ policy positions through voting advice applications: Some methodological considerations », Acta Politica, 48(3), 2013, p. 268–295 Analyse méthodologique des outils d'aide au vote. Montre qu'une affirmation vague ou qui pose deux questions à la fois rend la réponse ininterprétable. C'est ce critère qui a conduit à reformuler les affirmations qui énonçaient un effet contesté (« … profite à toute l'économie ») plutôt qu'une préférence.
- Chapel Hill Expert Survey (CHES), vague 2024 — positions des partis, Suisse incluse Positionnement de 279 partis européens, dont les partis suisses, par 609 politologues, sur un axe économique et un axe GAL-TAN. Sert de contrôle externe : un profil type d'un parti donné devrait tomber du bon côté de chaque axe.
Pour choisir les thèmes
- Selects — Swiss Election Study, FORS, Lausanne : Élections fédérales 2023 Enquête post-électorale nationale menée depuis 1995 (5 033 personnes interrogées en 2023). Sert de repère pour vérifier que les thèmes retenus sont bien ceux qui structurent le vote en Suisse.
- Chancellerie fédérale — votations populaires fédérales et objets en suspens Les affirmations reprennent des objets réellement soumis au peuple ou débattus aux Chambres — 13ᵉ rente AVS, âge de la retraite, initiatives sur les primes maladie, interdiction de se dissimuler le visage, initiative sur la neutralité, imposition individuelle, accords bilatéraux, énergie nucléaire. Un sujet déjà tranché et devenu consensuel est retiré du questionnaire : il ne distingue plus rien.
Éditeur et contact
Le site est conçu et développé par Thomas Boehi, du studio Nickel, avec l'aide de Claude Opus 5 (Anthropic) — notamment pour l'analyse statistique des réponses et la révision du questionnaire. nickelstudio.ch